On intervient dans un couloir des années 80, deux interrupteurs va-et-vient reliés par des navettes en fil rigide noyées dans la cloison. Le client veut ajouter un troisième point de commande côté cuisine, sans ouvrir les murs. C’est exactement le scénario où le kit radio va-et-vient Yokis prend tout son sens : remplacer le câblage des navettes par une liaison radio entre un micromodule récepteur et un ou plusieurs émetteurs muraux.
Pourquoi le câblage navette classique bloque en rénovation
Dans un va-et-vient filaire, deux interrupteurs sont reliés par deux fils navettes qui transitent d’un boîtier à l’autre. Ajouter un troisième point de commande impose de tirer un permutateur et des fils supplémentaires, ce qui signifie saignées, rebouchage et peinture.
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Le problème concret, c’est rarement la distance. C’est l’accessibilité. Quand les gaines sont saturées ou que la cloison est en brique pleine, passer un fil supplémentaire peut coûter plus cher en main-d’œuvre que le matériel lui-même. La solution radio supprime cette contrainte : l’émetteur Yokis n’a besoin d’aucun fil navette, il communique par ondes avec le récepteur.
Micromodule récepteur Yokis : où l’installer sur un ancien circuit
Le récepteur radio (télérupteur temporisable radio) se loge dans le boîtier d’encastrement existant, derrière l’un des deux interrupteurs d’origine. On le raccorde sur la phase, le neutre et le retour lampe. C’est le seul point du circuit qui conserve un câblage physique vers l’éclairage.
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Sur un ancien circuit sans neutre au boîtier, la situation se complique. Les modules Yokis de dernière génération existent en version avec ou sans neutre, mais la version sans neutre impose une charge minimale sur la lampe. Avec des ampoules LED de faible puissance, on risque un allumage résiduel ou du scintillement.

Charge minimale et LED : un piège fréquent
Les notices Yokis récentes précisent des valeurs minimales de charge LED et recommandent, le cas échéant, l’ajout d’un accessoire compensateur. Sans ce compensateur, une LED de quelques watts peut rester faiblement allumée même en position « éteint ». On a rencontré ce phénomène sur des spots encastrés bas de gamme : le compensateur résout le problème dans la majorité des cas.
Les modules des générations les plus récentes (catalogues Urmet/Yokis 2023-2024) affichent une consommation en veille réduite par rapport aux versions antérieures, ce qui contribue à limiter ces effets parasites sur les circuits LED.
Câblage du kit va-et-vient radio Yokis étape par étape
Avant toute intervention, on coupe le disjoncteur du circuit concerné et on vérifie l’absence de tension au multimètre. Voici la séquence de raccordement du récepteur :
- Identifier le boîtier qui reçoit la phase d’alimentation (celui où arrive le fil depuis le tableau). C’est là qu’on installe le micromodule récepteur.
- Raccorder la borne « phase » du module au fil de phase, la borne « neutre » au neutre (s’il est disponible dans le boîtier), et la borne « sortie » au retour lampe qui part vers le luminaire.
- Déconnecter les fils navettes des deux interrupteurs. Ils ne servent plus. On les isole proprement avec des wagos ou du ruban isolant dans le boîtier.
- Dans le second boîtier (et tout boîtier supplémentaire), installer un émetteur radio Yokis. Cet émetteur fonctionne sans fil : il se fixe au mur ou dans le boîtier existant, alimenté par pile ou par la phase selon le modèle.
Le point qui pose le plus de questions en pratique, c’est le sort des anciens fils navettes. On les laisse en place dans la cloison, simplement déconnectés aux deux extrémités. Tirer dessus pour les retirer n’apporte rien et risque d’endommager la gaine.
Appairage émetteur-récepteur
L’appairage se fait par une pression longue sur le bouton du récepteur (passage en mode apprentissage), puis une pression sur l’émetteur. La LED du récepteur confirme l’association. On peut appairer plusieurs émetteurs sur un seul récepteur, ce qui permet de créer un va-et-vient à trois, quatre points de commande ou plus sans aucun permutateur.
Si l’appairage échoue, la cause la plus fréquente est une distance trop grande ou un obstacle métallique (rail de placo, conduit de VMC) entre émetteur et récepteur. Dans ce cas, rapprocher temporairement les deux modules pour l’appairage, puis les remettre en place, suffit en général.

Compatibilité Yokis et domotique : ce que le kit radio permet vraiment
Le kit va-et-vient radio Yokis fonctionne de façon autonome, sans box domotique. L’émetteur parle au récepteur en protocole radio Yokis, et le circuit s’allume ou s’éteint. Pour la plupart des rénovations simples, on n’a pas besoin d’aller plus loin.
Pour ceux qui veulent intégrer l’éclairage dans un système connecté, les modules Yokis sont compatibles avec la passerelle YnO (Yokis by Urmet). Cette passerelle centralise les modules radio et permet un pilotage depuis une application ou des scénarios automatisés. Le passage du kit autonome au système connecté ne modifie pas le câblage : on ajoute la passerelle YnO sans toucher aux modules déjà installés.
Les retours varient sur ce point selon la complexité de l’installation et le nombre de modules, mais sur un circuit va-et-vient simple, l’intégration YnO se fait en quelques minutes via l’application.
Télévariateur radio Yokis : une alternative au télérupteur pour le va-et-vient
Si le circuit à moderniser alimente un éclairage que l’on souhaite aussi varier en intensité, Yokis propose un télévariateur radio en remplacement du télérupteur. Le principe de câblage reste identique, mais le module gère en plus la variation.
Deux conditions pour que la variation fonctionne correctement :
- Les lampes doivent être explicitement gradables (mention « dimmable » sur l’emballage).
- Le module doit disposer du neutre au boîtier. Les télévariateurs Yokis radio nécessitent le neutre pour assurer une variation stable, contrairement à certains télérupteurs radio qui fonctionnent sans.
- La charge totale des lampes doit se situer dans la plage indiquée par la notice, sous peine de scintillement à basse intensité.
Sur un ancien circuit où le neutre n’est pas tiré au boîtier, le télérupteur radio reste le choix le plus fiable pour un va-et-vient simple.
Moderniser un va-et-vient avec un kit Yokis radio ne demande pas de repenser toute l’installation. On conserve le circuit existant, on neutralise les navettes, et on gagne la liberté d’ajouter des points de commande là où le câblage filaire ne passait pas. Le seul point de vigilance réel reste la compatibilité avec les LED de faible puissance, à vérifier systématiquement avant de refermer le boîtier.

